La Grande révolution des métiers de la communication

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Le 13 janvier 2015, l’ISCOM Paris organisait le Grand Forum de la Communication. Retour sur la conférence intitulée «  la Grande révolution des métiers de la communication », avec Marie Gabrié ‎Directrice déléguée de l’AACC, Sandrine Christon, Déléguée générale de l’ANAé, Marie-Céline Terré, Vice-présidente d’Information Presse & Comunication et Éric Phelippeau, Président de la FNIM (Fédération Nationale de l’Information Médicale).

Comment le digital modifie le monde de l’entreprise ?

La conférence démarre sur une réflexion de Maurice Lévy qui, dans une interview au Financial Times en décembre 2014, confiait :  « Tout le monde a peur de se faire Uberiser. » En ce sens, les chiffres sont d’ailleurs éloquents ; plus d’un patron sur trois pense que ses collaborateurs verront leurs métiers évoluer, sinon disparaître. C’est dire les changements qui attendent notre économie et les opportunités mais aussi les craintes, qui se font ressentir par de nombreux professionnels, pour beaucoup dépassés par les évolutions brutales que leur impose le numérique.

Nouveaux outils, nouveaux métiers

Comme le font alors remarquer plusieurs intervenants, nous assistons en fait à un véritable processus de destruction créatrice dans de nombreux domaines, où les cœurs de métier sont bouleversés. Certains disparaissent, d’autres évoluent et les derniers se créent, se divisent et se spécifient, en fonction de nouveaux besoins et de l’apparition de nouveaux outils. On peut prendre pour exemple les métiers de creative technologist ou de chief digital officer. Il sera de plus en plus difficile pour une seule personne d’en assumer les pleines responsabilités, ils devraient donc se transformer en plusieurs postes distincts.

Anticiper et accepter le changement

Pour Sandrine Christon Déléguée générale de l’Association des agences de communication événementielle (ANAé) : « On ne peut pas ne pas être en éveil dans les métiers de la communication. Pour autant, il faut apprendre à voir ces changements avec enthousiasme, ils sont autant d’opportunités d’évoluer à saisir. »
Ceux qui aujourd’hui sauront anticiper les évolutions, se former, se moderniser, seront les grands vainqueurs de l’économie de demain.

La révolution numérique génère de nombreuses opportunités

La révolution numérique remet même en question l’univers des agences, au-delà de leurs simples métiers. Là encore, ce sont autant d’opportunités à saisir. Un intervenant rappelle d’ailleurs l’inadéquation entre les enjeux d’aujourd’hui et leurs acteurs : les décideurs en place sont pour la majorité issus des générations « pré-internet et pré-mobiles « . C’est donc autant d’occasions à saisir pour les jeunes générations, pour les étudiants de l’ISCOM actifs en devenir.
Ces bouleversements s’expliquent également par la polyvalence de plus en plus grande des acteurs de la communication (au sens large). Marie-Céline Terré l’explique en ces termes : « Il n’y a plus d’étanchéité entre les métiers, la presse fait de la pub, la pub fait de l’event etc. » Ainsi les métiers jugés trop offline seront amenés à disparaître, les autres seront renouvelés par un processus d’apprentissage et d’auto-formation permanent.

Et demain ?

Les invités abordent par la suite quelques grandes tendances nous concernant. Tout d’abord à l’embauche, où la question semble faire consensus : pour tous ces acteurs du monde de l’entreprise, il est évident que les entreprises sélectionneront de plus en plus les stagiaires et les jeunes diplômés pour leurs qualités intrinsèques, leur personnalité, leurs prises de position ou leurs projets… Au-delà de leur simple diplôme.

Virgile BOURCART

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