Monsieur Malabar à la retraite: son successeur fait face à la colère des internautes.
Le géant de la confiserie et de la boisson Cadbury a décidé de changer le logo de sa marque Malabar. Après 42 ans de bons et loyaux services, Monsieur Malabar s’en est allé se la couler douce sous les cocotiers. Du moins, c’est ce qu’atteste la page officielle du site Malabar.
Les raisons de ce changement
Pourquoi donc un tel changement ? Les responsables de communication de Cadbury l’expliquent simplement : « Notre cible, les 8-12 ans, n’a pas d’affinités avec le personnage de M. Malabar. Lors de tests, nous nous sommes aperçus que les enfants d’aujourd’hui plébiscitaient plutôt les super-héros ou les animaux. D’où l’arrivée de cette nouvelle mascotte ! »
Que devient alors Monsieur Malabar ?
En 1969, soit 11 ans après la création de la marque par la société Krema, le beau et fort Monsieur Malabar fait son apparition sur les vignettes des chewing-gums. Il subit quelques modifications pour devenir en 2007, celui-ci :

Monsieur Malabar disparait, mais qui reprend le flambeau ?
En 2011, la société Cadbury estime que Monsieur Malabar s’est essoufflé et souhaite donner un nouvel entrain à la marque. C’est ainsi que naît « Mabulle », un chat à l’allure décalée avec une cravate jaune (ornée d’un « M » façon Malabar) et des lunettes de soleil rétro:

La perception de ce changement.
Non sans rappeler l’épisode de la marque GAP qui, en octobre dernier avait soumis son futur logo aux internautes et qui avait été littéralement enterré, les réactions suite au changement du logo de Malabar sont pour le moins vives. En effet, sur les réseaux sociaux, Malabar est très rapidement devenu le hashtag le plus mentionné sur Tweeter et sur la page facebook (officielle) de la marque, les commentaires fusent.
Malabar ayant décidé d’ouvrir sa fanpage aux commentaires – et c’est tout à leur honneur – a vu fleurir des commentaires de toutes sortes. J’ai suivi de prêt ce changement, et au cours de la même journée (le 15 Mars, jour du lancement de la page facebook), l’évolution du contenu des commentaires & tweets a progressivement dégénéré.
Tout d’abord, des commentaires, réfractaires (pour la plupart, n’oublions pas les quelques commentaires positifs voire élogieux) à ce changement ont émergé. Jusque là, aucun problème, d’autant que le community manager chargé de cette fanpage répondait avec flegme et humour.
Mais petit à petit, des commentaires déplacés sont apparus, criant à des références pédophiles voire zoophiles dans ce logo. Certains même vont jusqu’à le comparer à Adolf Hitler. Une petite mode s’est même lancée puisque des « fans » de cette page ont arboré un avatar mettant en scène « Pedobear » (« mascotte » de la pédophilie sur internet) sur le logo de Malabar:

Quand le dialogue dégénère.
L’humour aurait-il dépassé les limites ? A cette question je me permettrais de répondre oui. D’autant qu’il suffit de fouiller un petit peu sur internet pour se rendre compte que la majorité des commentaires les plus houleux viennent tout simplement de professionnels de la communication qui n’hésitent pas à employer des termes forts pour démonter ce nouveau logo. De plus, ces personnes sont généralement âgées de 20 ans et plus, ce qui est loin d’être la tranche d’âge que vise Malabar. La nostalgie c’est compréhensible, mais l’exemple qu’est Malabar aujourd’hui illustre bien le fait que l’auto-modération sur les réseaux sociaux n’existe pas (ou presque) et que les détracteurs qui ont ici dépassé les bornes ne s’étonnent plus si les marques leur refusent l’accès aux commentaires ou qu’ils soient modérés.
Matthieu CHEREAU





Evénement majeur de la télévision américaine, chaque année le Superbowl enregistre des records d’audience sans précédent. Pour vous donner une idée, sur les dix meilleures audiences de tous les temps aux États-Unis, cinq sont survenues lors des Super Bowls !!
Michal BATORY est un affichiste contemporain d’origine polonaise. Depuis le 20 janvier et jusqu’au 30 avril 2011, le musée des Arts décoratifs de Paris lui consacre une rétrospective. Ses affiches sont connues par les parisiens, car depuis des années, elles recouvrent les murs de notre belle capitale. Selon 